Bienvenue dans ma nébuleuse. Vous pouvez retrouver les liens de commande de mes livres en cliquant sur les images ci-dessous ou en m'envoyant un mail : mnoellefargier@gmail.com
jeudi 22 juin 2023
samedi 17 septembre 2022
Parce que l'auteur n'est rien sans le lecteur...
J’ai commencé à écrire à 11 ans, ma
première muse a été la nature, puis les premières palpitations qui rosissent
les joues, les coups de colère adolescente. Cahiers, journaux intimes, scolaires
et revues servirent de témoins. Bref le cursus habituel des écrivains en herbe.
Puis j’ai continué au fil de mes années avec des poèmes, des textes, des romans
utilisant les mêmes thèmes (finalement au nombre de livres lus, l’écrivain n’invente
rien ou si peu) avec pour seule différence leur support. De la feuille au
livre. Simplement. Depuis quelques années, je déambule de salons en librairies,
marchés, hypermarchés avec cet objet artisanal inclus dans l’art littéraire.
Mes jambes flageolent. M’appartient-il ou est-ce un leurre ?
Sur les marchés, hypermarchés l’objet
s’accommode, il reconnaît son voisinage, ses mains qui le manipulent, ses voix
qui le questionnent. Il est dans son monde. Il se souvient de sa première venue
dans une librairie ou dans un salon, évènement littéraire (nom qui n’a rien de
commun et adjectif discipliné). L’objet se demanda si ses lettres étaient assez
belles pour côtoyer les autres manuscrits. Il finit par aller voir les autres
exposés. Les approcha, les interrogea, et finalement les adopta. Il fut charmé par
leurs différences de genres, de styles. Ses maisons d’édition lui firent rencontrer
d’autres choses inanimées comme lui qui prenaient vie en les ouvrant. C’est
ainsi qu’il souffla à son auteure l’idée de parler de ses congénères.
Mes premiers pas dans ce monde
furent avec « Chloé des Lys » (joli nom), mon objet était « La
Bukinê d’Anna ». Grâce au blog de cette maison d’édition « Aloys »
je rencontrais des auteurs, lisais leurs textes, leurs poésies, leurs livres de
tout genre, de tout style. Écoutant la Bukinê (mes lecteurs comprendront 😊),
je commençais mes premières chroniques avec les auteurs de « Chloé des Lys »,
Jean-Louis Gillessen (théâtre), Christine Brunet (thriller), Christian Eychloma
(science-fiction), Carine-Laure Desguin (poésie), Philippe Couillaud (roman
épistolaire dont les lettres des années plus tard nous inviteront à partager
notre vie), Alexandra Coenraets (roman), Marcelle Pâques (poésie), Philippe de
Riemaecker (roman), Sébastien Quagebeur (poésie).
« La Bukinê d’Anna » fut rejointe
par d’autres compères du même auteure (devinez ! 😊).
Ainsi je continue à fréquenter les marchés, hypermarchés, librairies et salons
avec mon petit dernier « Moi aussi j’ai deux maisons » de la maison d’édition
« Hello Edition ». « Amiplume » l’association des auteurs
altiligériens organise beaucoup de manifestations sur la région. Évidemment « Amiplume »
comprend des écrivains dits régionalistes, mémoire de nos anciens et des
auteurs de tout horizon. Ce qui donne à cette association toute sa richesse. Je
n’ai pas résisté à l’envie d’écrire sur les œuvres qui parlent si bien de notre
terroir avec des auteurs Amiplumiens (ou pas) comme Michel Flandin (roman),
Albert Duclos (roman) , Renaud Benoît et sur des livres engagés ou poétiques comme
ceux de Azelma Sigaux, Charles Simond, Marie-Martine Laulagnier de Barba, Eric Pommet, Bruno
Lechêne, Emmanuelle Maisonneuve, Thomas Subtil. Plus tard au hasard des rencontres, j’ai
partagé mes impressions sous l’influence d’une écriture riche et bouleversante grâce
à la plume de l’écrivain Jean-Hugues Larché, Jean-Michel Devésa, Brigitte Giraud,
Yves Charnet.
Mon enthousiasme ne se satisfait pas
de l’art littéraire. À mon sens, chaque objet que ce soit un livre, une toile,
un instrument de musique, une scène de théâtre etc. mérite notre attention, le
regarder, l’écouter, le vivre et j’ai la chance avec les mots d’essayer de
partager l’émotion offerte.
Je crois que chaque art est le partenaire
d’un autre. Complémentaire ne me suffit pas. Je préfère « indissociable ».
J’ai pris plaisir à mettre en mots la peinture de Paul Akakpo, de passer des
notes en note avec Gens’Bon’Beur , de costumer avec la langue française les
pièces de théâtre créées, mises en scène ou jouées par Pierre-Hugo Proriol, Lucie
Ranson, Frank Régnier, Eliza Cardin et Fred Gil.
L’Art fait de l’objet, un être
vivant.
PS : Vous pouvez retrouver
ces chroniques sur mon blog http://marienoellefargier.blogspot.com/
Marie-Noëlle Fargier
https://www.facebook.com/watch/?v=6953894874680655
https://www.youtube.com/watch?v=YFHJOg71idc&t=29s
mercredi 7 septembre 2022
Bonjour à tous ! Mon calendrier des journées de dédicace avec mes quelques livres dont mon dernier "Moi aussi j'ai deux maisons". Au plaisir de vous rencontrer.
- Samedi 17 septembre à partir de 14 Heures avec "Moi aussi j'ai deux maisons" à "Du pinceau à la plume" à Sanssac l'Eglise.
- Samedi 24 septembre à partir de 14 Heures au Salon du Livre de Prades
- Dimanche 2 octobre à Yssingeaux, salle Dorcas, mairie de 9H à 18 H
- Samedi 8 octobre 2022 le matin à la librairie "L'Arbre à Livres" au Puy en Velay, rue St Jacques.
jeudi 4 août 2022
RENCONTRE DEDICACE
Après le salon du livre de Vorey sur Arzon, les premières dates de dédicace s'enchaînent pour vous présenter "Moi aussi j'ai deux maisons" !
Samedi 6 août 2022 à Géant Casino de Vals près le Puy
Vendredi 19 août 2022 au marché nocturne du Pertuis de 18 h à 22 h
Samedi 27 août 2022 salon du livre à Valprivas
à très bientôt !
vendredi 29 juillet 2022
"Moi aussi j'ai deux maisons"
"Moi aussi j'ai deux maisons" mon petit dernier :) "Petit" car oui il est destiné aux enfants :) "Moi aussi j'ai deux maisons" se lit mais se vit aussi ! Un guide de mise en scène est inséré à l'album. Lire, créer, jouer la pièce de théâtre, de quoi occuper nos petits et grands bambins !
Je remercie LilouDy, illustratrice de "Moi aussi j'ai deux maisons". Je remercie la maison d'éditions "HELLO EDITIONS", distribution par Hachette.
Pour se procurer "Moi aussi j'ai deux maisons", c'est facile :
https://www.helloeditions.fr/article/moi-aussi-jai-deux-maisons/
ou on peut se rencontrer sur le parvis de l'Embarcardère à Vorey sur Arzon où je ferai une dédicace avec mes amis "d'Amiplume", dimanche 31 juillet 2022 de 9 heures à 13 heures.
Pour vous donner un avant-goût de cette aventure, voici la couverture et un extrait de l'histoire et du guide de mise en scène.
vendredi 31 décembre 2021
« Contagion » de François Bégaudeau, mise en scène de Pierre-Hugo Proriol
Comme la plupart des parents à l’égard de leurs enfants, on ne peut qu’être heureux lorsqu’on a la chance de remarquer que sa progéniture va bien, s’épanouit dans son travail. Ce qui est rare aujourd’hui. J’ai cette chance. J’avoue que lorsqu’il m’a annoncé son choix de métier, j’étais perplexe (le mot est indulgent envers moi-même). Être comédien était pour moi un sacré challenge. Fils de prolos, sans nom qui sonne bien aux portes artistiques, je voyais sombrement son avenir. Aujourd’hui je le vois faire rire, pleurer et réfléchir. En tant que mère, je suis fière de lui bien sûr (comme beaucoup d’entre nous le ressentons pour nos enfants), c’est un être généreux dans sa vie. En tant que femme j’éprouve beaucoup de respect envers cet homme, ses choix et ses créations artistiques. Il joue la comédie comme son métier l’exige. Il aime offrir le rêve, il aime donner l’émotion. Mais également Il sait être engagé. Il n’oublie pas ses racines. Celles de la plupart d’entre nous. Celles qui suent pour émerger à l’air soi-disant libre. A sa façon et grâce à son travail d’écriture et de mise en scène, il fait prendre conscience, il déterre. Sans jugement, avec discernement. Tel est le cas dans la pièce qu’il a créée « La guerre des neuf ans », tel est le cas aujourd’hui avec ‘Contagion » de François Bégaudeau. Côte à côte près de ce Monsieur qui lui a fait l’honneur d’assister à sa pièce, j’ai perçu la vraie intelligence. Celle qui ne se satisfait pas de l’étiquette « d’intellectuel », celle qui va vers l’autre, qui en a le souci. Celle qui veut transmettre sa connaissance sans se prétendre « sachant ». Juste un acte de générosité dans un but de justice entre les humains. Parce que la connaissance est le droit de chacun.
Pour partager ce moment de
« Contagion » avec vous, j’ai écrit ces quelques mots.
« Contagion » de François Bégaudeau
Sacré challenge de mettre en scène l’écriture de celui qui
parle des plus nombreux en dépeignant les autres. Celui qui décrypte les
mécanismes de leur machine infernale.
Pari gagné au Théâtre Karbone
à Lyon avec « Contagion » de François Bégaudeau, mise en scène par
Pierre-Hugo Proriol et un jeu exceptionnel des trois comédiens.
La mise en scène :
Comédiens, pieds cloîtrés par des formes géométriques
parfaites, inviolables. Seuls les murs évoluent. D’abord tapissés de posters de
héros, d’une mappe monde sur laquelle de ça et de là des post-it à la colle
fugitive se déplacent, tombent. Stigmates de l’éveil éducatif ? Puis les
murs rapetissent. Gros plan : la photo de la star journalistique, liberté de
l’horizon médiatique ? Enfin les murs s’alignent, sagesse et connaissance
du monde culturel ?
Les écrans et le son envahissent
l’espace restreint. Le son s’approprie la pensée. L’image traverse le corps par
une mise en scène curieuse, originale.
Les comédiens :
Des face à face soigneusement choisis évoquant des générations
différentes dans les sphères de la transmission de la connaissance, de
l’information et de l’art. L’adolescent et son ancien professeur. Ce dernier
qui sera face au journaliste et face à l’artiste. L’intrigue se manifeste à
travers le professeur. Le sachant ne sait plus. Pourra-t-il « retrouver »
une place dans la société ? A l’instar de son ancien élève, il cherche, il
se cherche. Savoir ou Être ? La boucle sera-t-elle bouclée ?
Des monologues où la pensée à son apogée, révèle une
introspection fine, intense.
Les dialogues font boire le calice jusqu’à la lie, les
monologues sont l’antidote. L’interprétation des comédiens renforce subtilement
ces excès.
« Contagion » de François Bégaudeau vise les
prémices de la décontamination en faisant appel à un questionnement, une remise
en question, sans dénoncer. Chacun trouve sa réponse car enfin chacun comprend
la fabrication de cet agent infectieux qui inocule la pensée, le comportement.
Cet univers viral pourrait être lourd, pathologique. Il n’en
est rien. L’esthétique et l’humour par la mise en scène, le jeu des acteurs sont
omniprésents. Emotions, sourires et rires.
La dérision ne serait-elle pas un des contre-poison de
« contagion » ?
« Contagion » est un huis-clos d’ouvertures vers...
"Seul Mozart" de Jean-Hugues Larché
"Seul Mozart" de Jean-Hugues Larché
Jean-Hugues Larché a l’Art de
parler de ces fruits qui nous éveillent. Ce jardin universel : l’Art. Il sait le partager. Des orangeraies aux
pépinières. De saveur en amertume. Les closeries valsent parmi chaque récolte sensuelle,
émotive, intuitive, intellectuelle. On voit, on entend, on ressent les
esquisses, les fresques de Jean-Hugues Larché. Son écriture est une promenade,
un jardin de rencontres avec les œuvres. Il ne se contente pas de les
dépeindre, les détailler pour raviver l’œil défraîchi, l’oreille bourdonnée. Il les anime, leur donne vie. Comment ? Jean-Hugues
Larché déterre chacun de leur créateur. Celui dont on connaît le nom. Celui du
siècle ou de l’ère passés. Celui qui n’est plus un homme. Celui qui est une
peinture, une musique, une figure sur la toile, les planches etc. Celui qui a
perdu au fil du temps, au fil encensé son identité d’humain. L’écrivain explique, souligne ce trait d’union
entre le créateur et son oeuvre. On devine, on comprend alors l’évidence de ce
lien. Indénouable. Attache retrouvée par
l’encre de cet artiste, cet écrivain dont le nom par ses œuvres ne s’effacera
pas.
« Seul Mozart » est Vivant. Il analyse, rit, pleure, s’émeut, s’indigne, questionne. De Fragonard à Artaud, Chaplin, Picasso et bien d’autres, « La Flûte enchantée » accompagne en sourdine de la première lettre au point final. « Seul Mozart » rassemble une bande d’artistes talentueux, belle ossature à la chair tendre, cendres fertiles à une jeunesse éternelle.
M-Noëlle Fargier

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