Marie-Noëlle Fargier en six questions :
1) Le livre qui t’a donné l’envie d’écrire :
Comme beaucoup d’enfants, j’ai adoré les personnages de la « Comtesse de Ségur » ! Á cette lecture, se sont ajoutés mon émerveillement face à la nature et le plaisir ressenti lorsque je « décryptais » et déclamais les récitations, écrire a été une évidence.
2) Le livre que tu aurais aimé écrire :
Là, ma réponse relève complètement de l’imaginaire, tant ce livre est pour moi une œuvre magistrale. C’est un essai « Voyage en misarchie » de Emmanuel Dockès. Un essai accessible à tous, bien qu’il soit étayé de données sociologiques, économiques etc., le lecteur se laisse emporter par le roman. Ces personnages vivant en misarchie (certains outrageusement épicés) évoluent dans une société très particulière, inimaginable. L’auteur en gardant l’aspect humain commun à toute l’humanité a unifié la société cosmopolite pour créer la sienne…rationnellement et passionnément. Une société parfaite ? Le lecteur ne sort pas indemne de ce voyage… Quel qu’il soit, il s’y retrouve. On pourrait penser que le socle de cette société qui vise la justice au sens large du terme, s’appuie non pas sur les vertus mais plutôt sur les vices humains…
3) Ton ou tes auteurs favori(te)s :
Des auteurs ou autrices découverts au lycée, je pense particulièrement à Aldous Huxley. Puis, j’évoquerai Henri Bauchau, Annie Ernaux, Lilia Hassaine, Lola Lafon, etc. Il y a également tant d’écrivains méconnus. Il faut choisir, alors je vais mentionner Charles Simon avec son dernier « Guère et peu », Philippe Couillaud, Azelma Sigaux, Christian Echkloma, etc. Et puis, les poètes…
4) Ton ou tes héros favoris dans la fiction :
Bon, je vais faire plaisir à mon petit-fils avec Superman
5) Le don de la nature que tu aurais aimé avoir :
J’aimerais être un estuaire, soumis aux forces gravitationnelles de la lune et du soleil, le doux et le salé se mélangent pour ne faire qu’un. Bel exemple de sagesse, il me semble…Je précise, un estuaire débarrassé des mastodontes d’acier.
6) Ton actualité :
Après « Les croque-mitaines du peuple- de l’Elbe à la Loire », je commence le dernier chapitre d’une dystopie. Un réel voyage dans le temps puisqu’il s’appuie sur l’évolution de l’homme dans bien des domaines du 19ème siècle pour aller jusqu’en 2420. Ce roman dystopique évoque l’histoire de trois jeunes femmes. La muse fut deux œuvres de milieux artistiques différents qui m’ont bouleversée. Cependant, je ne vais pas te confier tous mes secrets, Polichinelle. Je te dirai tout, la prochaine fois qu’on se rencontrera. En tout cas, j’ai un réel plaisir à l’écrire.
Merci Polichinelle et à bientôt.



