La Bukinê d'Anna

La Bukinê d'Anna
Commandez ici !

Moi aussi j'ai deux maisons

Moi aussi j'ai deux maisons
Commandez ici !

Les Croque mitaines du peuple

Les Croque mitaines du peuple
Commandez mon dernier roman ici !

dimanche 3 février 2019





Voilà mon dernier manuscrit « Je ne sais ni lire ni écrire ».

Je remercie Akepo Séguédé, artiste peintre, mon ami Paul pour l’illustration de la couverture. Chaque toile d’Akepo Séguédé vous transporte de couleurs, vous murmure des mots à l’oreille qui vous ravissent et vous ouvrent les yeux.

Un jour, un ami me dit « Pourquoi n’édites-tu pas tes textes, tes poésies, tes nouvelles… ? ». 
Il suffit d’une rencontre, d’une parole pour redonner le sens que l’on croyait perdu. Dans les moments les plus durs, il y a toujours la rencontre attendue et celle(s) de votre passé qui vous ont fait grandir. Tel est le cas avec cette petite fille et ce vieil homme qui ne sait ni lire ni écrire.

« Je ne sais ni lire ni écrire » démontre que le bon sens, la sensibilité, l’intelligence ne fréquentent pas exclusivement les salons des grandes écoles, les hautes sphères.

Ce livre s’adresse au peuple, aux ignorés et non ignorants, aux humains qui observent, ressentent et se questionnent, et non aux poseurs d’étiquettes.  Il n’est pas recommandé aux adeptes de l’académisme.

« Je ne sais ni lire ni écrire » est en autoédition. C’est mon choix.



samedi 19 janvier 2019

La Sarabande




En ce jour de novembre, une sarabande jaune claire traverse les ruelles et les rues sombres. Elle brave les avenues dorées.
Têtes hautes, audacieuses, des femmes, des hommes jeunes et vieux proclament d’une même voix les mêmes mots d’une partition non répétée, non orchestrée, seulement spontanée, évidente, inévitable. Leur dignité ébréchée mais encore présente, ils marchent pacifiquement vers leur dernier espoir. Une dernière volonté avant la faim.  Celle d’être entendu, d’avoir une réponse de ceux qui ne sont plus le peuple. Ouvrir les yeux à ceux qui les ignorent. Omission confortable ou sincère ? Ouvrir les oreilles aux malentendants du pouvoir, toucher la justice. Ecrire leur vécu, les injustices subies. Les cahiers de doléances s’ouvrent une nouvelle fois.
REPONSE :  SILENCE

De semaine en semaine, le mouvement s’exécute, les battements de cœur se multiplient. Une œuvre s’accomplit. Celle des mains négligées, oubliées, humiliées.
Les maîtres d’orchestre s’étonnent et s’agitent de cette soudaine harmonie, symbiose. Des baguettes martèlent les têtes relevées pour arrêter ce balancier. La sarabande jaune ne fléchit pas. Le rythme s’accélère. Epidémie dansante. Les intellectuels tentent de déchiffrer ces notes inconnues, noires, blanches, toutes confondues. Ils s’y perdent. L’âge de la musique est indéterminé.  Les colporteurs se rangent en colonne ordonnée sous la manchette. La bohème se cache. La sarabande jaune, elle, découvre son visage avec le même nom.
 REPONSE : ARROGANCE

De mois en mois, les gilets s’enfilent et déambulent, prolifèrent, vocifèrent, obnubilent et horripilent. Le gilet épouse toutes les formes maigres et anguleuses. Celles du pauvre à l’avenir cachectique. Le mouvement s’enfle des plus arrondis, résistants, solidaires ou craintifs du même sort ? Qu’importe ! La colère monte face au silence, face à l’arrogance. Elle s’entend, se voit, défie. Les rondouillards, goinfrés de galette et du pain des osseux sans la moindre pudeur, tressaillent. La sarabande doit cesser ! Les camelots des mots s’égosillent de fausses rumeurs. Les « Flageolet » se déchaînent, aveuglent, mutilent, emprisonnent la sarabande. Elle pleure, gémit, souffre. Amputée de membres, d’organes, elle continue.
REPONSE : VIOLENCE

Le pauvre, le moins pauvre, le futur pauvre, des colporteurs, des bohèmes, des humanistes rythment la sarabande. Elle danse encore et encore jusqu’à…LA REPONSE.
REPONSE aux cahiers de doléances : lettre publipostage
REPONSE aux cris de souffrance : paroles aux écharpes tricolores

Les gilets jaunes ne peuvent être les destinataires directs de l’un ou de l’autre. Leurs boîtes aux lettres débordent d’offres promotionnelles. Ils n’ont pas la science de la rhétorique. A l’instar des plus forts, ils n’ont ni l’éloquence ni l’art de convaincre. Ils sont le peuple. Un peuple qui invente, un peuple doté de nouveaux savoirs :  le bon sens, l’égalité et le respect de l’Etre et de la Terre. La sarabande flotte librement, sans attache, aucune.


mercredi 5 décembre 2018

DEDICACE AU CH STE MARIE DU PUY





Je serai en dédicace
le mardi 11 décembre 2018 à la bibliothèque de l'espace rencontre du C.H Ste Marie du Puy en Velay
de 10 H à 17 H
avec Rom Juan, auteur et collègue.

samedi 28 juillet 2018

Le samedi 11 et dimanche 12 août à Beaux ! Dédicace avec "Le Camaret d'Achille"


Beaux : tous les arts en exposition les 11 et 12 août à la salle polyvalente

Les Arts de Beaux proposent une exposition dans la salle polyvalente de la commune le samedi 11 et dimanche 12 août, de 9 heures à 18 heures.
L'événement est désormais ancré dans la tradition. Cet événement créatif sera le 24e du nom.
Vous retrouverez une vingtaine d'artistes qui présenteront leurs créations. Certains effectueront des démonstrations sur place de leur savoir-faire. Toujours est-il que vous aurez à disposition l'auteur de l'objet, de la sculpture ou de la toile pour une discussion sur son art, sa technique, ses sources d'inspiration.
Peintures, bijoux, couteaux, paniers, marquetterie, vitraux, sculptures en métal, créations en tissu..., le marché artisanal offre une palette variée d'objets et cadeaux à offrir ou à s'offrir.
Durant les deux jours, deux écrivains présenteront leurs livres. Il s'agit de Bernard Lhoste et Marie-Noëlle Fargier.
Les Arts de Beaux, c'est aussi un vide-greniers le dimanche autour de la salle polyvalente. L'emplacement est à 2 euros.

jeudi 5 juillet 2018

Douleur






Des jours de ci de là où elle la laisse tranquille. Ces jours où sa gueule angélique se lisse. Ces jours où la musique l’entraînerait dans des pas endiablés, envoûtants…d’autrefois. Ces jours d’accalmie où les couleurs se jalousent, où les mots se célèbrent, où son corps s’identifie, où son cerveau s’éveille, où elle espère. 

Ces jours où la garce lui renvoie son spectre avec délicatesse. Elle s’est éloignée à pas de loup, juste pour l’oxygéner un peu. Et là, la belle prend cet air avidement, elle l’engrange pour l’après. Elle sait que ce n’est qu’une trêve. Des années qu’elle essaie de l’ignorer, de la dompter, de l’accepter comme certains disent. Tel un rapace, elle la survole, l’approche et l’empoigne. « Marie-Louise » elle l’appelle ainsi. La colocataire de sa peau, de ses os. Elle s’approprie son être. Lance des éclairs, la traverse, la foudroie. S’amuse de coups de bec de l’atlas à la sacrée, centrifuge ses muscles squelettiques. 

Pour finir son œuvre, tantôt de sa mâchoire enchaîne sa nuque d’un étau, tantôt de ses serres ligote ses jambes d’un boulet de forçat. Statut de pierre. Son esprit se perd, vagabonde dans une brume épaisse, embrun de molécules artificielles, chimiques. Enfin, le rire de Marie-Louise est moins strident, elle se satisfait de ricaner car elle sait qu’elle ne démissionne jamais. C’est le destin de ses proies, pas le sien. Démission du travail, démission d’aimer, démission…

Marie-Louise sourit. Elle se retrouve en plein pouvoir. Seule face à sa victime, cette belle profiteuse aux yeux des déserteurs ! Elle n’est plus productive. Elle n’est qu’une chose miaulante, cassée. Vrille tatin. Marie-Louise s’en délecte.

vendredi 4 mai 2018

Magnance








Un fil à la patte, vertèbres désordonnées, escargot coquille fêlée
Algo, algie, algues agrippées en fond de mer
Petite bestiole blessée
Carbone d’air
Anoxie



Une plume blanche, légère, aventurière virevolte
Impose l’encre attendue, cataplasme sur l’hôte
Désincarne les coriaces téguments
Puis effleure, caresse, souffle, chatouille, libère
Nébuleusement, indubitablement
Dans un tango d’éther
Vie.