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jeudi 23 décembre 2021

"Fascination-Effondrement" de Akakpo Séguédé

 



Si je devais donner un titre à l'oeuvre de Akakpo Séguédé, de ces mots écrits au crayon papier face à ces couleurs déchirantes et harmonieuses, je l’appellerais « Fascination-Effondrement ».

D’un volcan évoqué par le peintre, il m’apparaît de cette sphère parfaite, la terre avec ses continents qui se distinguent aux couleurs emmêlées presque solidaires. Et puis ses reliefs froissés où la seule envie humaine serait de les toucher. Comme chaque être le fait. Caresser de ses pieds nus les herbes folles, s’imprégner de l’écorce salvatrice. Défi poétique. C’est ainsi que m’envoûte cette bulle idéale, point central qui happe le regard terrien. Celui du chasseur-cueilleur. Avant la naissance du jettatore argentier.

Qu’à t-il fait de la terre ? Elle s’enveloppe d’une nébuleuse blanchâtre et noire dégoulinant dans ses profondeurs jusqu’à ses océans. Vert lumineux où ne subsiste qu’un miraculeux coquillage. La bave inocule les pigments rouges des croûtes terrestres. Noyau fossilisé.

La couche gazeuse saigne d’une palette empourprée. Fascination. Dans le bras d’Orion, la noirceur enfume le spectacle où jaillissent quelques éclats de l’astre. Jaune paradisiaque d’une sculpture haptique.

L’œuvre, telle la nature évolue constamment au gré de la lumière. L’artificielle l’apaise, l’autre l’avive.

« Volcan, Effondrement » Ces deux mots se rejoignent terriblement.


samedi 15 juin 2019





Il est humble, discret et bienveillant. Il se nomme Paulak Akakpo.

Son monde est prétentieux d’œuvres démesurées qui éclatent de couleurs ardentes, lumineuses, intenses, bouleversantes. Le couteau transperce les pigments, éruption de reliefs. Je voyage au centre de la terre, au cœur de l’humanité. Impressionnée, je m’approche prudemment de chaque tableau. Je découvre alors un coucher de soleil pourpre, une mer azurée, un ciel orageux, une terre embrasée. Je rencontre Empédocle.

D’œuvre en œuvre, je contemple, me rassasie de ces instants fugaces qu’offre la lumière sur notre terre, offerts par petites touches de la main de l’artiste sur un tableau sacrifié par l’effondrement de la planète.


 Serait-ce une vision sur le devenir de la terre ou celle de son origine ?