La Bukinê d'Anna

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Moi aussi j'ai deux maisons

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Les Croque mitaines du peuple

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samedi 26 décembre 2015

Vite écrit ! pas le temps....


Pt'it matin, pas faim
café serré, avalé
pas le temps de rêver
aller bosser
gestes actés
pas le moment de bader
Déjeuner, pas faim
salade ingurgitée
bouffe agglomérée
pas le temps de mijoter
café serré, avalé
Fin de journée
aller marcher, zélées foulées
corps exigé, extra plastique
pt'its soldats, verts synthétiques
pas le temps de flâner
Fin de soirée
café serré, avalé
canapé, affalé
pages publicités
faut consommer
et s'endetter
pas le temps de chômer
avale, cours, achète !
t'arrête pas, t'arrête pas, t'arrête ..p...!
te pose pas !
lis pas, joue pas, rêve pas !
pas le temps, pas le temps, pas le temps !
t'écoute pas !
Esprit Affamé, marqué au fer
mouton de chair
laisse faire
ce qu'ils font de toi
homme sans choix !
avale, cours, achète, t'arrête pas !
pas le temps, pas le temps, pas le temps.....
Pt'ite veillée,  pas sommeil, l'enfer
Prends  somnifère
avale, cours, achète, t'arrête pas !
pas le temps, pas le temps, pas le temps...

Demain, remets ça !

vendredi 18 décembre 2015

Samedi 19 décembre et dimanche 20 décembre à partir de 10 Heures au marché de Noël à Vals près le Puy



Un petit cadeau pour Noël, un cadeau du terroir dans un voyage dans le temps, et en prime une petite ou grande dédicace (selon l'inspiration),c'est possible avec "la Bukinê d'Anna". Je vous attends sur le joli marché de Noël de Vals près le Puy samedi 19 et dimanche 20 décembre. 

Pour continuer dans l'ambiance chaleureuse, samedi 19 décembre à partir de 20 H30, je serai avec mes amis "les hybrid'Arts déchaînés" à St Julien Chapteuil au El Camino. Bonne musique, belles voix assurées !!!!!


Joyeuses fêtes à tous !










mercredi 9 décembre 2015

Un petit cadeau pour Noël ! Un roman aux parfums du terroir avec "La Bukinê d'Anna" !





Dédicace "la Bukinê d'Anna"

samedi 12 décembre à Géant Casino à Vals près le Puy,  à partir de 9H30

mercredi 16 décembre à Auchan à Brives Charensac, à partir de 14 H

samedi 19 et 20 décembre au marché de Noël à Vals près le Puy

et en soirée le samedi 19 décembre à 20 Heures avec mes amis "les Hybrid'Arts déchaînés" au Macarana à Taulhac

jeudi 26 novembre 2015

l'adieu







Je souffle mon nom sur ton visage
chaque  lettre dans tes yeux
J'en dessine  l'auréole
comme un enchantement
ultime influence
de l'oubli  qui ne fut pas moi

Un cheveu s'accroche incurablement
sur ta joue, caresse de ce, déjà, passé
et s'envole dans ce saccage
de chaque mot odieux
roulement de sentence

Ton sang emprisonne mes sens
les dépose sur le sol
piétinement de ce qui fut moi

La porte de l'adieu se cramponne à ce vœu de ce qui fut nous...




dimanche 15 novembre 2015

Salon des auteurs de la Haute-Loire dimanche 22 novembre à Vorey



On continue à VIVRE pleinement ! On sort ! On reste debout !



 Dimanche 22 novembre, je serai à Vorey

au Centre Culturel "l'Embarcadère" de 9h30 à 18h

 au salon des auteurs de la Haute-Loire avec animations sur le thème "la photographie"







mardi 3 novembre 2015

Agenda de mes dédicaces "La Bukinê d'Anna" de novembre et décembre


Collection à 15 euros

  • Samedi 7 novembre 2015 à partir de 10 H à Géant Casino- Vals près le Puy
  • Dimanche 22 novembre 2015 au Centre Culturel l'Embarcadère à Vorey de  9 H30 à 18H : Salon des Auteurs de la Haute-Loire avec animations sur le thème de la photographie : expositions, shoot photo, ateliers de création, etc...
  • Samedi 12 décembre 2015 à partir de 10 H à Géant Casino- Vals près le Puy


  • Samedi 19 décembre et dimanche 20 décembre : marché de Noël à Vals près le Puy

mercredi 30 septembre 2015

"Le Camaret" au bon vieux temps :)








Je vous parle souvent du "Camaret", petit coin de paradis près d'Arlempdes où la fin de mon roman "la Bukinê d'Anna" se déroule, et comme vous le savez, où se passe la suite de ce roman que je suis en train d'écrire (bien avancé :)). Le Camaret est la maison où j'ai passé une grande partie de mon enfance, en vacances chez mes grands parents Isidore et Victoria. Tous deux m'ont transmis ce qu'il y a de plus beau : l'amour et le respect de la nature et savoir écouter le silence...(Merci à vous)
J'ai retrouvé cet article qui parle d'eux, qui parle de leur vie que j'ai eu la chance de traverser. On peut y lire leur regard sur la nature, sur ce fleuve qui les nourrissait,  sur les gens, en toute simplicité..Je vous laisse découvrir :



En amont d’Arlempdes Au temps du bac de Camaret et des truites au bleu de Victoria Ils sont nombreux, très nombreux à se souvenir de « Camaret », lieu-dit du bord de l’eau, deux kilomètres environ en amont d’Arlempdes, juste à l’endroit où la route cesse de suivre le fleuve pour monter en direction de Vielprat. Souvenirs éblouis d’un temps où la jeune Loire, ici, se passait encore en bateau – le fameux bac de Camaret – où l’auberge d’Isidore et Victoria Mialon, plus connus sous leur sobriquet « Les Farasse », était tellement accueillante et animée les soirs de fête. Nous avons entr’ouvert l’album aux souvenirs. LE BAC Après celle de Bruchet, sous Salettes, la barque de Camaret c’était le second bac sur la Loire, à l’époque où l’on se déplaçait beaucoup à pieds et où les ponts étaient rares. A Camaret, il y avait câble tendu d’une rive l’autre. Quand les gens descendaient d’Espinasse par le sentier, rive droite, ils criaient, les mains en porte-voix jusqu’à ce qu’Isidore ou Victoria les entendent et viennent à leur rencontre, en tirant sur le câble. - Les faisiez-vous payer ? - Pensez-vous. Ils payaient un canon et Isidore payait le sien, ça se passait comme ça ; plus tard, on m’a installé une sonnette ; de l’autre côté, ils appuyaient sur un bouton et chez nous ça sonnait, comme le téléphone... Le bac a continué à fonctionner, de plus en plus épisodiquement, il est vrai, jusqu’à la fin des années 60. Subsistent encore, plantées dans le pré, les deux traverses au milieu desquels passait le câble, et l’anneau d’amarrage au bord de l’eau. La dernière barque, celle qu’avait fabriquée M. Reynaud, menuisier à Goudet, a été balayée par la grande crue de 1980. Elle a plein de souvenirs, Victoria, à propos du bac, par exemple quand elle a bel et bien sauvé, en le tirant dans la barque, un homme qui se noyait pour s’être aventuré à vouloir passer la Loire à pieds : « Vous pouvez pas savoir comme c’est fort, un noyé ! ». Des noms de personnes ainsi tirées de l’eau surgissent de la mémoire : un certain Paysal, un Roland, mais les souvenirs sont flous, quant aux dates... Et les jours de la foire aux moutons de Freycenet (d’Arlempdes), c’est par bacs entiers qu’on traversait les animaux. Quelle foire alors ! L’autre spécialité de la maison, c’était les truites. Isidore était lui-même un as de la fario, au coup de ligne légendaire : « Il a pêché jusqu’à ses derniers jours, quand il avait besoin d’une canne pour marcher ». Mais Isidore pratiquait aussi le négoce : « Il était déclaré comme marchand de poissons. II avait fait de grands paniers en osier ; il mettait une couche de paille, une couche de truites, et ainsi de suite. A pleins paniers ça descendait au Puy, chez Mme Valette qui était alors rue de la Passerelle, chez Terrasse, et même chez le préfet. Après la guerre, on était amis avec le préfet Valentin, on lui en a descendu des truites ! ». Il faut dire qu’Isidore faisait office de collecteur pour tous les pêcheurs du coin. Jean-Louis Fay nous montrera la cave taillée dans le roc, fraîche comme un réfrigérateur : « Des tonnes de poisson sont passées ici ». Sans parler de ceux conservés vivants dans le vivier, en contrebas. Ça permettait de faire la truite au bleu, spécialité de l’auberge. Victoria avait d’ailleurs la réputation de préparer les meilleures truites du monde. Ceux qui l’ont vu les retourner d’un seul coup de poignet dans la grande poêle noire en parlent encore avec admiration. Et ses écrevisses ! Alors là, à genoux pour un plat d’écrevisses de Victoria. Ci-dessus : une des rares photos de la barque de Camaret, ici avec Sylvie, une des filles des époux Mialon qui assuraient le service du bac. L’AUBERGE ET LE BAL Autrefois, Camaret n’était pas la grande maison qu’on connaît aujourd’hui, bâtie vers 1955. Le bâtiment n’avait qu’un étage ainsi qu’on peut le voir sur un tableau conservé par Mme Fargier. Mais on a toujours fait ici le casse-croûte et l’omelette. On venait n’importe quand, il y avait toujours de la charcuterie, du fromage, et une truite au frais, bien sûr. Quelques messieurs et dames du Puy ne dédaignaient pas ces rustiques agapes: Isidore et Victoria étaient les amis de tous. On descendait d’Espinasse pour venir trinquer, de Costaros et de Landos pour un casse-croûte en amoureux (n’est-ce pas M. Lasherme !) ou entre amis.