Moi aussi j'ai deux maisons

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Les Croque mitaines du peuple

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vendredi 9 janvier 2026

Voeux 2026 De...aux "Croque mitaines du peuple de l'Elbe à la Loire"


En cette nouvelle année, je présente mes vœux à mes proches, mes amis et particulièrement mes lectrices et lecteurs dont certains lisent mes écrits depuis mon premier roman édité « La Bukinê d’Anna », j’avais une cinquantaine d’années. 

Écrire ne relevait pas du défi ou d’un quelconque raisonnement puisque j’avais 11 ans lorsque je formais les premiers mots d’un texte. Je me souviens de l’incompréhension, voire l’anxiété d’un membre de mon entourage familial face à cette habitude inhabituelle 😊 et qui perdurait…Parfois, l’encre était abandonnée au profil de quelques escapades, ouf l’enfant guérissait 😊 C’était sans compter sur sa virulence, elle récidivait de plus belle ! Dans ce climat, je me gardais bien de partager mes quelques poésies, mes textes jusqu’à la création d’un journal « Nébuleuse » au lycée,  j’osai alors partager mes écrits.  Et puis…

Quel bonheur d’entendre, de lire des ressentis de ces hommes ou femmes (altiligériens ou d’ailleurs et même jusqu’en Allemagne) qui à travers de longs moments ont fusionné avec ces mots, ce texte et l’ont vécu comme je l’ai vécu aussi.

Voici, mes derniers retours de lecture écrits et un extrait qui m'a touchée d'une chronique reçue à la sortie de « Les croque-mitaines du peuple de l’Elbe à la Loire »

Chère Marie-Noëlle,
Je viens de lire votre et je vous en félicite sincèrement. 
L'histoire m'a bien ému et les nombreuses annotations minutieuses m'ont impressionnée. Quel travail de recherche !!! Et vous avez sûrement visité Dresde? Nous y sommes allés une fois en 1999.
Alors, espérons que les relations entre la France et l'Allemagne continuent malgré les croque-mitaines partout dans le monde.
Avec les meilleurs vœux pour l'année 2026
Vive l'amitié franco-allemande !

 
Bonjour Marie-Noëlle,
J'espère que vous allez bien. 
Après notre sympathique échange, je n'ai pas tardé à ouvrir avec curiosité Les Croque-Mitaines du Peuple
Quelle découverte et quel émerveillement : je l'ai dévoré !
J'ai été très vite emportée par votre écriture : l'alternance des lieux et des époques ne m'a jamais perdue, le côté romanesque est prenant, le côté historique très instructif sans que l'on s'y perde (et comme vous le disiez, libre à chacun de lire en entier ou seulement partiellement les notes très développées).
J'ai particulièrement savouré votre style descriptif qui provoque une vraie immersion par les sens. Je ne sais pas vraiment bien l'exprimer, mais c'était en même temps délicat et très fort. Cette puissance descriptive est d'ailleurs souvent ce qui fait mes coups de cœur en lecture, mais je n'ai pas les mots pour bien l'expliquer (je ne suis pas près d'écrire un roman !!!). 
Ce livre porte des messages forts, il est instructif comme tout bon roman historique, mais tout est équilibré…
Vous avez vraiment du talent… 


"Les croque-mitaines du peuple" est peut-être aussi roman d'apprentissage. Je ne peux m'empêcher d'imaginer l'ombre d'un grand oiseau rouge par-dessus nos démocraties. D'autres évoqueraient l'image d'un loup derrière un arbre, défiant nos vigilances. Marie-Noëlle Fargier n'idéalise pas l'héroïsme de ses personnages, seulement il est, il a eu lieu, et nos mémoires en ont encore besoin contre tous les pouvoirs de la terre et du ciel.   Voilà, on s'apprête à refermer le livre qui nous a tenus de bout en bout. Nous quittons Franz et Markus, les deux 
frangins de la vie à la mort, généreuse et créatrice. Dans l'air, frissonnent les fleurs mauves d une glycine, un champ de coquelicots, et la plainte d'un violon, un andante de Bach peut-être que jouerait France, la fille de Frantz, sur les bords de la Loire.

"Tous disent la même chose : la beauté et la souffrance de l'être humain."  


Avec toute ma gratitude, Belle et douce année !

Marie-Noëlle Fargier

vendredi 17 octobre 2025

"Prune" de Maricky Vialleobal

 

 





Note de lecture de "Prune" de Maricky Vialleobal

 Par Marie-Noëlle Fargier

 

Dès les premières pages, je suis emportée par le style de l’autrice. Scène cinématographique. Descriptions poétiques s’entrelaçant à un texte percutant, accrocheur.

« Prune » se structure avec des analepses qui ne rendent pas la lecture complexe. Au contraire ! Déjà, chaque chapitre est situé dans le temps avec le mois et l’année. Je pense à un journal personnel, Prune en serait-elle la rédactrice ?  Le personnage est si finement analysé et dépeint qu’il invite le lecteur dans son intimité. Les flash-back accentuent cette impression suggérant ainsi les mobiles de la personnalité de cette jeune femme, s’appuyant sur les faits, les événements qui jalonnent l’histoire captivante de cette famille et de leurs proches. Cette profonde réflexion que j’oserai qualifier de pensée analytique se retrouve à travers tous les personnages et leurs interactions. Rien n’est un hasard…

« Prune » est un roman du Voyage autant introspectif que géographique. Le mouvement est là, permanent. Il tient le lecteur en haleine. Pour moi, il est une quête et un témoignage qui tend vers la Justice. Il est également un roman accessible à tous. 

 



lundi 1 septembre 2025

Salon des Estables le 13 septembre 2025




Suite et fin de la présentation des 20 autrices qui vous attendrons à la Fête du Livre au Féminin des Estables le samedi 13 septembre.

 Tout d'abord l'association Rivières Sauvages et son programme pédagogique « Graines de Rivières Sauvages » permettent aux citoyens habitant sur les bassins de Site Rivières Sauvages de mieux s’approprier ce concept et d’en devenir de véritables ambassadeurs. L'association présentera son recueil de poèmes entièrement illustré par des œuvres en cyanotype, créations inédites des jeunes participants de Graines de Rivières Sauvages.

 

Ensuite venez rencontrer Lili Falcon (alias Lili des orties) une figure emblématique des Estables qui viendra dédicacer son premier recueil « Du brin d’herbe à l’arc en ciel »

 

Nous aurons aussi la chance d'accueillir la pétillante et si douce Marie-Noëlle Fargier qui partage avec ses lectrices et ses lecteurs sa grande sensibilité à travers ses différents romans.

 

Et pour conclure je serai présente avec tous mes romans mais surtout avec le dernier "Les rêves d'un chat sont peuplés de souris" que je me ferai une joie de vous présenter !

Alors, vous venez ?

 

Frédérique Hespel

mercredi 4 juin 2025

Libre

 







Je me rencontre parfois grâce à celui qui me connaît ; parce que je l’aime, il m’apprivoise. Il sait me faire oublier cette mémoire qui défaille à mon appel. Il sait la faire taire. Il m’habille de l’anamnèse du cueilleur, celle qui se fout du reste : des souvenirs, ces reliquats qui vous font peut-être croire à un futur. Lui, il s’en moque. Il n’est que le présent fluctuant par quelques rayons, quelques coups de tonnerre. Il me réchauffe, je me délecte de ces gouttes fines ou épaisses. Je creuse, je sème. Mains sales, je m’imprègne de son origine, mes ongles ras se noircissent ; mes pieds s’encrottent.  Je m’en contrefiche. Sa crasse est voluptueuse, noble, pur. Mon chien me rejoint. De son appellation aristocrate, il ne reste rien. Oripeaux de poils. Regard tendre, satisfait de sa condition. Je déambule à travers les allées verdoyantes parsemées de pâquerettes, voisinant avec les herbes folles ; je m’encense du parfum des roses anciennes ; j’effleure les fleurs fidèles, nomades de chaque printemps, séductrices de l’œil ; je me noie sous le feuillage du seigneur ancestral de ce lieu, touche son écorce lénifiante. Ici je n’ai plus d’âge, ici je ne sais plus le jour ni l’heure. Je m’en moque. Ici, avec lui, je suis moi. Il est mon jardin, il est la terre. Il est les espèces vivantes, sans la folie et la bassesse humaine. Il est ma chère solitude. Il est mon équilibre. Libre.

 

M-Noëlle Fargier

mercredi 5 mars 2025

Puis-je continuer à écrire ?

 

Puis-je continuer à écrire ?  Mes doigts sont-ils assez agiles, ne vont-ils pas trembler sur les lignes droites et dirigées ? Plan horizontal, perpendiculaire d’une pesanteur parallèle. Je ris.  Ma main doit se coordonner à la volonté des tas de potiches humaines. Á leurs désirs universels de légèreté, de superficiel. Mon écriture doit se concentrer sur un unique objet : « le moi ».  Existe-t-il un temps quasi réel dans le présent et inévitable dans le futur ? Je devine l’avenir de cet objet, reflet de la société, qu’on appelle « le livre ».

Ainsi, le mot gardera l’éclat du jeune, du beau, sans rayure. Il aura un unique dessein : transmettre l’acceptable.  Un dosage subtil, mesuré avec un filet d’intrigue, quelques gouttes de sexe, une larmichette d’Histoire ; le tout mixé dans un verre à cocktail bleu nuage, rose pâle. Évidemment les affects tristes empoisonneraient l’encre, ils seront donc bannis. Entre autres. Quel bien-être pour l’esprit et le corps !  Roman léger comme une plume ! Plus de passion, plus de guerre. Quelle sérénité !  Fini la torture de la page blanche des écrivains sans bobos. Fini la quête des synonymes, le champ lexical deviendra un petit pré.

-      -  Cependant pourra-t-on encore attribuer à la lecture, la vertu d’évasion ?

-      - Bah non, le mot « vertu » perdra ses antonymes, alors survivra-t-il ? Quant à « l’évasion » sera-t-elle encore vitale ?  

-      -  Les livres qui apportent la connaissance, la culture (comme les essais), vont-ils disparaître ?

-     -   Comment dire ?... Non. Seule l’orientation changera. La connaissance sera la connaissance de soi, le développement personnel. La culture gardera sa définition au sens large, allégée de quelques mots.

«La culture, dans son sens le plus large, est considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. »


-       Sommes-nous entrain d’oublier ? « Tant que la lecture est pour nous l’initiatrice dont les clefs magiques nous ouvrent au fond de nous-mêmes la porte des demeures où nous n’aurions pas su pénétrer, son rôle dans notre vie est salutaire » Marcel Proust.

 


Je relis ce texte que je viens d’écrire. Il est long, sans image, ni photo  ; sera-t-il lu ?

Il devient la clé de mon prochain roman, je vous transmettrai le premier passage dans environ un an, si Dieu ou je ne sais quoi, le veut.

Marie-Noëlle Fargier

dimanche 23 février 2025

Ailleurs

 

Je lève la tête sur une rosace titanesque tissée de plumes d’anges, l’œil s’égare, se liquéfie parmi elles. Elles jouent avec l’intrus, virevoltent en pas de danse négligemment savants, sautillent d’un arc de cercle à un autre, m’isolent de la Terre.  Elles s’irisent de traînées céruléennes, pailletées d’or. Elles me portent, m’emportent. Les notes du piano d’Elle(s) me subjuguent, elles s’entrelacent, inséparables. La grâce d’Elle(s) me saisit, on danse, indissociables de strate en strate vers une lumière chaude. 
Soudain, le tourbillon me bouscule, m’écartèle, m’emprisonne dans une destinée irréversible. Je reviens. Je saisis quelques pétales, les accroche aux cordes d’une partition,  pour ne pas oublier. Les fleurs givrées fondent sous mes doigts.  
Des larmes chaudes raniment les restes charnels.

 

Février 2025

Marie-Noëlle Fargier

lundi 27 janvier 2025

Rêve

 

Rêve presque éveillée, spectatrice du fil de ma vie, tissée de métaphores élégantes, douces et cruelles, de câbles de passeurs puis d’attaches rompues, recousues, effilochées. Je m’accroche désespérément à des haillons de camisole. Les mots se déchaînent en agonie, je veux les oublier. Puis ils sonnent telle une symphonie, je voudrais les écrire. Le rêve se poursuit, murmure des phonèmes, « le moi, le ça et le surmoi » se chahutent, je voudrais rire en explosant ces « entre-soi ». J’y parviens. Je me lève, une pluie épaisse s’accorde au lever du soleil. Des gouttelettes perlent sur les feuilles argentées de l’olivier. J’invite Bach à se joindre à nous.  Un coq chante. Quelques flammes dansent encore dans l’âtre…