La Bukinê d'Anna

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Moi aussi j'ai deux maisons

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Les Croque mitaines du peuple

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mardi 14 mai 2019



« Je veux du soleil » Volonté divine ? 

Non le réel, le vécu et le présent de ces hommes, de ces femmes, leurs enfants autour d’un rond-point illuminé de jaune par leurs mains qui se reconnaissent, s’étreignent et se soutiennent, par leurs rires et sourires dérisoires, boucliers de leurs peines, par leurs regards qui, enfin, osent espérer. SOLEIL. Cette volonté de tendre vers lui, parce qu’il est leur seul salut ? Rêve et poésie, seules issues inévitables pour Être. Parce que leur existence est assourdissante, bouleversante, poignante de leurs maux.

 Et puis parmi ce foutoir de vies délabrées, usées, trône un portrait démesuré. Visage buriné, creusé, ridé, regard désenchanté, soumis à la fatalité de sa vie misérable, sourire doux et bienveillant pourtant…Tel un roi, un vrai. Roi de cœur, il s’appelle « Marcel ». Le corps maltraité d’une vie de labeur. Stigmates du système.

Le film continue comme traversé par des spots publicitaires : le faux roi apparaît. Acteur au visage lisse et parfait, regard emprunté, sourire déguisé, Don Salluste est sur scène.

La mer, une plage, un chant, celui d’une sirène blessée par la main inhumaine. Sa voix traverse les nuages d’un ciel assombri. Son chant envoûte les hommes, les femmes, les enfants des plus démunis, aux derniers préservés. Ils s’assemblent. Le puzzle éclaté par la main des puissants se reconstitue. La mélodie chaleureuse, humaine les transporte vers ce qu’il y a de meilleur : vivre unis.  Ils se rejoignent et se fortifient.  Ensemble ils dessinent un soleil. Le vœu se réalise.

 Le cœur de l’astre pourrait être la terre et ses défenseurs, chaque rayon un être de cette planète.

Le soleil c’est toi, c’est moi, c’est nous.

jeudi 21 mars 2019

Extrait de "Je ne sais ni lire ni écrire"

Un petit extrait de "Je ne sais ni lire ni écrire" en vente à


"La Terrasse d'Isa" 1 place du Breuil au Puy, 


"Le Dolaizon 2.0" 16 avenue Charles Massot à Vals 


" Auchan" à Brives Charensac. 


Vous pouvez également le commander par mail mnoellefargier@gmail.com avec en plus une dédicace 




dimanche 3 février 2019





Voilà mon dernier manuscrit « Je ne sais ni lire ni écrire ».

Je remercie Akepo Séguédé, artiste peintre, mon ami Paul pour l’illustration de la couverture. Chaque toile d’Akepo Séguédé vous transporte de couleurs, vous murmure des mots à l’oreille qui vous ravissent et vous ouvrent les yeux.

Un jour, un ami me dit « Pourquoi n’édites-tu pas tes textes, tes poésies, tes nouvelles… ? ». 
Il suffit d’une rencontre, d’une parole pour redonner le sens que l’on croyait perdu. Dans les moments les plus durs, il y a toujours la rencontre attendue et celle(s) de votre passé qui vous ont fait grandir. Tel est le cas avec cette petite fille et ce vieil homme qui ne sait ni lire ni écrire.

« Je ne sais ni lire ni écrire » démontre que le bon sens, la sensibilité, l’intelligence ne fréquentent pas exclusivement les salons des grandes écoles, les hautes sphères.

Ce livre s’adresse au peuple, aux ignorés et non ignorants, aux humains qui observent, ressentent et se questionnent, et non aux poseurs d’étiquettes.  Il n’est pas recommandé aux adeptes de l’académisme.

« Je ne sais ni lire ni écrire » est en autoédition. C’est mon choix.



samedi 19 janvier 2019

La Sarabande




En ce jour de novembre, une sarabande jaune claire traverse les ruelles et les rues sombres. Elle brave les avenues dorées.
Têtes hautes, audacieuses, des femmes, des hommes jeunes et vieux proclament d’une même voix les mêmes mots d’une partition non répétée, non orchestrée, seulement spontanée, évidente, inévitable. Leur dignité ébréchée mais encore présente, ils marchent pacifiquement vers leur dernier espoir. Une dernière volonté avant la faim.  Celle d’être entendu, d’avoir une réponse de ceux qui ne sont plus le peuple. Ouvrir les yeux à ceux qui les ignorent. Omission confortable ou sincère ? Ouvrir les oreilles aux malentendants du pouvoir, toucher la justice. Ecrire leur vécu, les injustices subies. Les cahiers de doléances s’ouvrent une nouvelle fois.
REPONSE :  SILENCE

De semaine en semaine, le mouvement s’exécute, les battements de cœur se multiplient. Une œuvre s’accomplit. Celle des mains négligées, oubliées, humiliées.
Les maîtres d’orchestre s’étonnent et s’agitent de cette soudaine harmonie, symbiose. Des baguettes martèlent les têtes relevées pour arrêter ce balancier. La sarabande jaune ne fléchit pas. Le rythme s’accélère. Epidémie dansante. Les intellectuels tentent de déchiffrer ces notes inconnues, noires, blanches, toutes confondues. Ils s’y perdent. L’âge de la musique est indéterminé.  Les colporteurs se rangent en colonne ordonnée sous la manchette. La bohème se cache. La sarabande jaune, elle, découvre son visage avec le même nom.
 REPONSE : ARROGANCE

De mois en mois, les gilets s’enfilent et déambulent, prolifèrent, vocifèrent, obnubilent et horripilent. Le gilet épouse toutes les formes maigres et anguleuses. Celles du pauvre à l’avenir cachectique. Le mouvement s’enfle des plus arrondis, résistants, solidaires ou craintifs du même sort ? Qu’importe ! La colère monte face au silence, face à l’arrogance. Elle s’entend, se voit, défie. Les rondouillards, goinfrés de galette et du pain des osseux sans la moindre pudeur, tressaillent. La sarabande doit cesser ! Les camelots des mots s’égosillent de fausses rumeurs. Les « Flageolet » se déchaînent, aveuglent, mutilent, emprisonnent la sarabande. Elle pleure, gémit, souffre. Amputée de membres, d’organes, elle continue.
REPONSE : VIOLENCE

Le pauvre, le moins pauvre, le futur pauvre, des colporteurs, des bohèmes, des humanistes rythment la sarabande. Elle danse encore et encore jusqu’à…LA REPONSE.
REPONSE aux cahiers de doléances : lettre publipostage
REPONSE aux cris de souffrance : paroles aux écharpes tricolores

Les gilets jaunes ne peuvent être les destinataires directs de l’un ou de l’autre. Leurs boîtes aux lettres débordent d’offres promotionnelles. Ils n’ont pas la science de la rhétorique. A l’instar des plus forts, ils n’ont ni l’éloquence ni l’art de convaincre. Ils sont le peuple. Un peuple qui invente, un peuple doté de nouveaux savoirs :  le bon sens, l’égalité et le respect de l’Etre et de la Terre. La sarabande flotte librement, sans attache, aucune.

…

mercredi 5 décembre 2018

DEDICACE AU CH STE MARIE DU PUY





Je serai en dédicace
le mardi 11 décembre 2018 à la bibliothèque de l'espace rencontre du C.H Ste Marie du Puy en Velay
de 10 H à 17 H
avec Rom Juan, auteur et collègue.

samedi 28 juillet 2018

Le samedi 11 et dimanche 12 août à Beaux ! Dédicace avec "Le Camaret d'Achille"


Beaux : tous les arts en exposition les 11 et 12 août à la salle polyvalente

Les Arts de Beaux proposent une exposition dans la salle polyvalente de la commune le samedi 11 et dimanche 12 août, de 9 heures à 18 heures.
L'événement est désormais ancré dans la tradition. Cet événement créatif sera le 24e du nom.
Vous retrouverez une vingtaine d'artistes qui présenteront leurs créations. Certains effectueront des démonstrations sur place de leur savoir-faire. Toujours est-il que vous aurez à disposition l'auteur de l'objet, de la sculpture ou de la toile pour une discussion sur son art, sa technique, ses sources d'inspiration.
Peintures, bijoux, couteaux, paniers, marquetterie, vitraux, sculptures en métal, créations en tissu..., le marché artisanal offre une palette variée d'objets et cadeaux à offrir ou à s'offrir.
Durant les deux jours, deux écrivains présenteront leurs livres. Il s'agit de Bernard Lhoste et Marie-Noëlle Fargier.
Les Arts de Beaux, c'est aussi un vide-greniers le dimanche autour de la salle polyvalente. L'emplacement est à 2 euros.